Blog Cdiet

Aider un résident à sortir de la spirale de la dénutrition

Dame âgée qui porte un fruit

La dénutrition est un fléau pour les personnes âgées, il est important de la prévenir. Malheureusement dans certains cas le résident est dans un état déjà avancé de la dénutrition, on tentera alors de l’aider à sortir de ce qu’on appelle la spirale de la dénutrition. 
Cet état s’installe petit à petit en commençant par une perte de poids puis une diminution des protéines. Le corps ne sera plus capable de lutter contre les infections et le résident aura de plus en plus d’infections respiratoires, urinaires et s’affaiblira peu à peu ce qui augmentera ses risques de chutes puis d’immobilisation (accompagnée par des escarres) jusqu’à ce qu’il soit dans un état grabataire. Afin de lutter contre la dénutrition il est important que le résident ait un apport suffisant en nutriments et plus particulièrement en protéines. Il existe plusieurs stratégies prises en charge recommandées par la HAS jusqu’à ce que le poids soit stabilisé.

Assurer un apport nutritionnel suffisant

Il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles le résident voit ses consommations alimentaires baisser : une prothèse dentaire mal adaptée, une infection passagère, des mycoses buccales, une dépression, …

Trouver cette raison rapidement va permettre de mettre en place une solution adaptée et arriver à un retour des consommations alimentaires suffisantes. On pourra, le temps de trouver la solution, adapter la texture ou fractionner les repas afin de faciliter la prise alimentaire. Dans le cas où cette prise en charge n’est pas fructueuse, on passera à l’étape suivante de la prise en charge : l’enrichissement de l’alimentation

Enrichir l’alimentation

L’enrichissement de l’alimentation est la deuxième étape de la prise en charge pour lutter contre la dénutrition. Avec l’enrichissement on va inclure certains ingrédients dans les repas du bénéficiaire afin d’apporter, avec une moindre consommation, des apports caloriques et en protéines correspondant à ses besoins. Dans cette prise en charge il faut identifier les plats consommés en plus grande quantité (soupe, yaourt, purée, …) et y ajouter l’ingrédient adapté. A titre d’exemple, on pourra ajouter dans la soupe : de la crème fraîche, un jaune d’oeuf ou du fromage râpé ou du poisson/jambon mixé, et dans son yaourt ou purée de la poudre de protéine, …

Afin que cette prise en charge fonctionne il faut que les apports alimentaires spontanés soient suffisants afin que les ingrédients ajoutés aient un impact. Si ce n’est toujours pas suffisant on passera à l’étape suivante de la prise en charge : les compléments nutritionnels oraux.

Introduire les compléments nutritionnels oraux

Les compléments nutritionnels oraux sont prescrits par le médecin. Ils apportent par portion une quantité non négligeable de calories et certains sont également hyperprotéinés. Ils peuvent être donnés en collation (assez éloignés des repas, au moins 2h d’écart) ou en complément des repas. Différentes textures et goûts existent, il faut donc choisir le type de complément nutritionnel adapté. Pour plus d’information, consultez notre article sur les compléments alimentaire protéinés pour personne âgée.

Si les compléments nutritionnels oraux ne sont pas suffisants il reste la dernière étape de la prise en charge : la nutrition artificielle.

La nutrition entérale

La nutrition entérale est la dernière étape de la prise en charge contre la dénutrition. Elle est indiquée pour les résidents en situation de dénutrition sévère ayant une consommation alimentaire très faible ou pour les résidents ayant des troubles de la déglutition sévères. Cette prise en charge nécessite l’intervention du médecin et ne peut être mise en place que si elle est adaptée et acceptée par le résident, un résident dément risque par exemple de retirer sa sonde. Elle est également fortement déconseillée pour les résidents en fin de vie.

L'équipe CDIET

L’équipe CDIET regroupe des experts en diététique, gériatrie et télémédecine. Découvrez les conseils pour améliorer la nutrition personnes âgées dépendantes.